Interview #3 – Kalouf

Interview #3 – Kalouf

En marge du vernissage de son Solo Show « Wild Washing » le jeudi 6 septembre à SITIO, nous vous proposons une nouvelle interview de l’artiste Kalouf !

« Né en 1978 à Port Gentil (Gabon), réside et travaille à Lyon (France)

C’est au cœur de plusieurs collectifs – ACC, Les 3 Barons, BLAST – que Kalouf construit son identité artistique, au contact de peintres muralistes, de graphistes, de plasticiens.

De projets collaboratifs aux œuvres en solo, en passant par des expérimentations (sculpture, anamorphose, mapping vidéo…), il maîtrise parfaitement son outil de prédilection : la bombe ! Cette technicité lui permet de passer allègrement de la conception et réalisation de fresques de grandes dimensions, à l’exposition d’œuvres conçues pour être présentées en galerie sur des supports de taille plus modeste. Il gagne en maturité dans l’exécution de créations aux dimensions inédites ou dans des lieux insolites ainsi que dans l’utilisation de supports variés empruntés à la rue : cartons, palissades, panneaux…

De ses jeunes années gabonaises, il garde une sensibilité sincère et exacerbée à l’égard des civilisations et des arts africains, mais aussi de son incroyable faune. Il érige ces dernières en symboles des ratures de nos sociétés dites modernes. Ce sujet récurrent donne une dimension engagée à son travail et qui sous-tend un discours sur les égarements néfastes et irresponsables de nos contemporains. Aussi ses œuvres «sauvages» mettent-elles en exergue les premières armes de l’artiste, qu’il réalise dans la rue, à la tombée de la nuit, sur le fil entre légalité et vandalisme. Une rage de liberté pour un art qui dépasse les frontières.

La culture hip-hop et l’univers des comics américains font également partie de ses sources d’inspiration, donnant à son travail un esprit pop acidulé. Ses différentes compositions tantôt fantastiques, tantôt hyper-réalistes conduisent aujourd’hui l’artiste à mêler dans son travail ce scrupuleux souci du détail couplé au côté plus brut et graphique du graffiti. Si certaines créations semblent « transpirer » du mur en tons sur tons, il en existe également de beaucoup plus contrastées. Ces œuvres élaborées au fil du temps, et qui surprennent dans leur diversité, révèlent la passion qui anime Kalouf pour son art.

D’un naturel plutôt discret, qui contraste avec ses œuvres souvent explosives ou poignantes, l’artiste profite de son travail en plein air pour interagir avec le passant ou le curieux. La création en milieu ouvert attire l’attention, questionne, suscite des réactions, et c’est en se nourrissant de cela que Kalouf fait progresser son œuvre, participant à donner du sens à l’espace public. »

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Interview réalisée par Mickaël Arnoux et Sarah Dominge.

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