Rencontre avec Etus, l’artiste derrière l’affiche de l’Urban Art Jungle #5

Rencontre avec Etus, l’artiste derrière l’affiche de l’Urban Art Jungle #5

C’est l’artiste Etus qui a réalisé les illustrations des affiches de Collisions Urbaines et de l’Urban Art Jungle Festival. Il était présent sur le warm-up en avril et nous en avons profité pour en apprendre plus à son sujet. À quelques semaines de l’Urban Art Jungle Festival #5, rencontre avec le peintre lyonnais.

Jeune artiste de 26 ans originaire de Lyon, Etus est un artiste peintre en pleine émergence. À partir de formes simples, il dessine des créatures imaginaires, mi-homme mi-animaux. Son travail, direct et spontané, met en lumière le principe d’accumulation.

Parle-nous de ta fresque à Collisions Urbaines ?

J’ai fonctionné sur le même mode que pour les toiles. Cependant, je suis parti sur la hauteur du mur au rouleau et à l’acrylique, en jouant un peu avec la végétation autour. Je suis dans une phase « noir et blanc » en ce moment, l’objectif étant d’avoir autant de nuances qu’en couleur. Je repasserai ensuite à la couleur, mais ça passe d’abord par le noir et blanc.

Et au sujet de ta proposition d’affiche pour l’Urban Art Jungle Festival ?

J’ai gardé le principe de l’accumulation, mais l’ai traité comme une affiche et je l’ai donc plus aérée que mes travaux habituels. J’ai rajouté des maisons pour le côté street, et puis des fleurs pour le côté jungle urbaine.

Tout savoir sur l’Urban Art Jungle : ici.

D’où te vient ton style ?

Je dessinais avant et ça ne ressemblait pas du tout à ça. Un lendemain de soirée, j’ai gribouillé une tête avec un gros nez et ça a évolué à partir de là. Je sais pas comment c’est arrivé, ça aurait été impossible il y a 4 ou 5 ans. Aussi, l’artiste Tang m’a invité un jour pour une collab’ sur papier kraft. Cette matière m’a totalement libérée !

Tu as un parcours peu commun, comment ça s’est passé ?

À la base, j’ai fais un CAP signalétique enseignes et décors. J’ai enchainé beaucoup de petits boulots, de livreur de journaux à vitrier dans le bâtiment, ou poseur dans l’impression. J’ai toujours dessiné à côté de mes jobs, mais ça me laissait peu de temps et il m’était presque impossible de finir un projet.

Il y a deux ans, c’était un dimanche, ça m’a pris comme ça. Je me suis rendu compte que je ne me retrouvais pas du tout dans mon travail et j’ai décidé de tout arrêter et de me lancer dans l’aventure ! À un moment donné, il faut sauter de l’avion sans parachute, et voir ce que ça donne. Ça fait peur mais fonce et crois-y !

Alcôve est depuis 2015 un lieu de création et d’exposition d’Art dans les pentes de la Croix-Rousse. Huit artistes associés autour d’un lieu géré de façon collective, composé d’une galerie et d’un atelier. Tu y es aujourd’hui résident ?

Oui, une place s’est libérée au bon moment et Alcôve me connaissait déjà un peu d’une expo précédente. Il y a un noyau de base de 8 artistes : peintre, street-artiste, photographe ou artiste plasticien. On vient tous à l’atelier tous les jours. Comme on a tous des âges, des styles et des techniques différents, c’est ultra enrichissant !

Tu fais quoi des toiles que tu as en trop ?

Il y a deux ou trois ans, j’avais quelques toiles qui commençaient à s’entasser. J’ai commencé à les poser dans la rue contre un mur, vers Bellevue. Je regardais ensuite les gens passer et les prendre. Un mec qui faisait son jogging, une mamie. Il y en a plein qui n’osaient pas au début, jusqu’au moment où quelqu’un en prend une. Ensuite c’est piranha ! Je l’ai fait une ou deux fois, il faudrait que je le refasse, c’est marrant. On le fait à la galerie aussi des fois, on a appelé ça le trou noir. Tout disparait ! C’est une technique de comm’ pas très rentable certes, mais c’en est une. Je me dit qu’un jour peut-être, j’irais chez quelqu’un et je verrais une de mes toiles accrochée. Je lui dirais « Tiens c’est sympa ça ! »

Quels sont tes projets à venir ?

Je viens de décroché une place pour le marché de la création de Lyon, espace d’exposition à ciel ouvert qui a lieu tous les dimanches matins. Je vais charbonner sévère, des toiles, petites et grandes, des céramiques, un peu de tout. Il va falloir préparer de nouvelles choses chaque semaine, je trouve ça génial. J’aime être dans le rush, dans la tempête, faire plein de trucs dans tous les sens et repousser mes limites.

Etus sera présent aux côtés de Tang sur l’Urban Art Jungle Festival du 14 au 16 juin 2019. Réserve ta prévente pour rencontrer l’artiste sur place et profiter des autres activités du festival :

Pour retrouvez ses travaux , c’est par ici :WebInstagramFacebook