À la sortie du confinement, Théo Haggaï rêve que “l’humanité ait retrouvé sa solidarité”

À la sortie du confinement, Théo Haggaï rêve que “l’humanité ait retrouvé sa solidarité”

Le confinement en particulier et la situation alarmante actuelle en général ont bouleversé la grande communauté artistique. C’est pour cela et afin de patienter durant le confinement jusqu’à la prochaine session de peinture, que certains artistes se sont laissés porter par leur imagination et par leur rêve. Théo Haggaï appartient sans aucun doute à ce camp. Grandi à Aix-en-Provence, il se fait un nom à Lyon puis à Paris, en embellissant les murs des milieux urbains par ses fresques humanistes, physiques autant que virtuelles.

La trame visuelle de l’artiste se démarque bien par ses influences des writers new-yorkais des années 1980 tels que Jean-Michel Basquiat et surtout Keith Haring. Cet hommage s’exprime non seulement dans le style minimaliste des graffitis, dans l’utilisation de la craie dans la réalisation d’une oeuvre éphémère, mais aussi dans la mise en scène des valeurs universelles. Avec ses œuvres monochromes, Théo Haggaï illustre le monde dans lequel la solidarité, la tolérance et la bienveillance se mélangent. Ainsi un sujet qui prend encore plus de sens à l’heure où la crise sanitaire et sociale sévit dans le monde entier.

Limité dans ses déplacements, l’artiste ne l’est pas dans ses choix artistiques

Le confinement a été une bonne occasion de se donner des défis. Alors, l’artiste s’est lancé dans la réalisation d’illustrations freestyles et de fresques monumentales de manière virtuelle. Théo Haggaï a eu une opportunité de jouer avec sa trame visuelle habituelle grâce à ces œuvres. Avec les formes et les couleurs plus expérimentées, il a réussi à créer plusieurs dessins marqués par l’humour noir sur la société de consommation. L’artiste est-il arrivé à trouver de nouvelles pistes pour le développement de son univers monochrome ?

Allant des rues de Mexico à celles de Buenos Aires, c’est au quatre coins du monde que des fresques titanesques ont fleuri. Des rêves esquissés numériquement ont permis à Théo Haggaï de repenser la ville. En parallèle de ses créations virtuelles, il a continué à réaliser des collages, installés ensuite dans les rues parisiennes. Ce geste prouve bien que l’art urbain ne cesse de s’épanouir malgré les problèmes sociaux d’aujourd’hui.

Sensible aux problèmes sociaux, l’artiste participe aux actions solidaires

Théo Haggaï a toujours abordé les problèmes de la société contemporaine dans son art. Ainsi, sa participation à l’action “Re-Naissances” était une évidence. Initié par l’association « Secours populaire », ce projet solidaire proposent aux artistes de réaliser des prints destinés à la vente sur l’Instagram de l’organisation “Art’Murs”. Ensuite, l’artiste verse la moitié des bénéfices aux “Secours populaire”, comme avait pu le faire l’artiste Shab également.

Finalement en appliquant ses traits peaufinés, l’auteur du concept « Human Moon Constellation » a créé une petite bande dessinée symbolisant la solidarité de l’humanité ce qui consolide encore son image de l’artiste engagé. Cette vision optimiste deviendra-t-elle une réalité dans le monde de demain ? Ce dernier sera-t-il unifiant pour la population mondiale comme Théo Haggaï le souhaiterait ? En tout cas, cet espoir d’un succédeur talentueux de Keith Haring prolongera certainement la fièvre d’un art humaniste.


Articles qui pourraient vous intéresser :